Fraternité des policiers et policières de Montréal

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1. 1918 : un premier syndicat de policiers à Montréal
2. 1943 - Deuxième tentative de syndicalisation
3. 1944-1950 Les syndicats policiers empêchés de se regrouper
4. 1950-1965 — Période d’organisation et de croissance
5. 1950-1965 — Création de nombreux services
6. 1950-1965 — Négociation de huit conventions…
7. Les années 60 : sursaut de militantisme
8. La grève du 7 octobre 1969 : un moment historique
9. 1972 : regroupement des corps policiers de l’île de Montréal
10. 1965-1975 — Des négociations difficiles
11. Le travail policier en profonde mutation
12. Relations difficiles avec la CUM
13. Un gain majeur : l’horaire 4-3 !
14. Temps difficiles mais leadership vigoureux...
15. À la défense de ses membres
16. Interventions de l'État et lois spéciales

1950-1965 — Création de nombreux services

Les années 1950 et 1960 voient l’émergence de nombreux services offerts aux membres de la Fraternité. La réorganisation et le rapatriement du fonds de pension est l’un des plus importants. En 1951, la contribution des policiers de Montréal à leur régime de retraite atteint 10 % de leur salaire alors que la Ville n’ajoute que 8 %, un écart colossal si on compare aux autres grandes villes canadiennes.

La direction de la Fraternité décide alors de s’approprier la gestion du régime de retraite en faisant élire ses candidats à l’Association de bienfaisance et de retraite des policiers de Montréal (ABRPM), qui l’administre mollement depuis sa fondation en 1892. Des gains remarquables s’ensuivent. En 1955, la contribution de la Ville passe de 8 % à 11 % tandis que celle des membres baisse de 10 % à 7 %. On peut prendre sa retraite après 30 ans de service avec 75 % du salaire moyen. Une véritable société de placement prend vie, les actifs deviennent beaucoup plus rentables. Cela permet de mettre sur pied un programme de prêts hypothécaires privilégiés pour les membres qui veulent acquérir une maison. Par ailleurs, en 1966, la Ville acceptera sa responsabilité dans le déficit actuariel du régime.

La construction du Centre social de la Fraternité est un autre projet majeur pour la Fraternité. L’idée est de regrouper tous les services (le secrétariat de la Fraternité, ceux de la Revue, de la Caisse d’économie, de l’Association athlétique, de la Coop de consommation et de l’ABRPM) sous un même toit. Le président Lapointe y voit aussi l’occasion de faire financer le Centre à même la location des salles qui s’y trouvent, une bonne affaire financière donc. On finit par opter pour un emplacement sur la rue Gilford et on organise une importante campagne de souscription pour en financer la construction. Le Centre social est inauguré le 29 juin 1955.

L’organisation d’une Caisse d’économie est aussi un service inestimable pour les policiers. Elle vise à promouvoir l’épargne des membres et à leur offrir une source de crédit à des taux avantageux. Toutefois, l’endettement croissant des policiers motive l’implantation de programmes d’assurance-vie et d’assurance-maladie dès 1959. Ces programmes se bonifient au cours des ans et en 1961, lors de l’entrée en vigueur de l’assurance-hospitalisation du Québec, les membres de la Fraternité et leurs familles bénéficient d’une couverture allant jusqu’à 80 % de tous les frais qui ne sont pas remboursés par l’assurance-hospitalisation.

Maison construite par la Coopérative de constructiond e la Coop, pour un de ses membres, dans le quartier Villeray !
Source : archives FPPM

En 1949, la Fraternité se dote aussi d’une Coopérative de consommation, la première coop policière au Canada. Le but visé est de permettre l’achat à meilleur prix de tout produit d’utilité domestique ou autre. Dans cette foulée, on met sur pied la coopérative de construction et un programme d’assurance-automobile en plus du comptoir d’achats. Dans les années 1960, un policier membre peut donc économiser sur des produits aussi variés que l’huile à chauffage, l’essence, les produits pharmaceutiques, les jouets, etc.

Tous ces services directs aux membres renforcent l’enracinement chez les policiers montréalais. La nécessité du syndicat dans leur esprit n’est plus à démontrer.

On notera toutefois que cette forte augmentation des services suscitera un désintérêt des policiers vis-à-vis le militantisme syndical, comme le déplorera le président du syndicat.

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